Chaque fin d’année est pour moi l’occasion de prendre du recul et de faire le point.
Dans cet article, je vous propose un retour sur 2025, une année éprouvante mais profondément humaine, et je vous emmène avec moi vers 2026, placée sous le signe de la reconstruction.
Entre tricot, crochet, créativité et moments de vie, j’ai choisi de ne garder que les bons moments, même les plus petits.

Faire le bilan d’une année pas comme les autres
Chaque fin d’année, j’aime prendre le temps de faire le bilan. C’est un rituel que je garde précieusement.
Mais 2025 a été une année particulièrement éprouvante.
Si tu me suis depuis longtemps, tu sais que je traverse un changement de vie radical. Si tu me découvres, je préfère être honnête : je suis en dépression depuis plusieurs mois.
Je tiens à te rassurer immédiatement : je suis bien entourée et bien suivie.
Les circonstances de la vie font que ma famille se résume aujourd’hui à mes enfants. Les thérapeutes qui m’accompagnent sont donc très précieux pour moi.
Mais pas seulement eux. Vous aussi. Et mes amies proches.
Si j’en parle ici, c’est parce que je crois profondément que partager son expérience peut parfois aider ne serait-ce qu’une seule personne. Et s’il n’y en avait qu’une, ce serait déjà immense.
Oser demander de l’aide
N’ayez pas peur de demander de l’aide avant de sombrer.
On ne choisit pas d’être en dépression. Elle s’impose, même quand on essaie de résister.
Si ces mots permettent à une seule personne de franchir ce pas, alors ils auront pleinement rempli leur rôle.
La santé mentale ayant été déclarée Grande cause nationale en 2025, je n’ai ni peur ni honte d’en parler. Comme je n’ai jamais eu honte de parler de mes maladies chroniques. Même si, bien sûr, je préfère que vous me voyez souriante et rayonnante.
Je n’irai pas plus loin sur ce sujet ici, car l’objectif de cet article est aussi, et surtout, de passer un bon moment et de vous donner envie de créer.
Faire émerger le positif de 2025
J’ai donc choisi de lister tout le positif de cette année 2025 : les moments de joie, de bonheur, les nouvelles rencontres.
Ce sera un bilan humain, pour redonner de l’espoir à toutes celles et ceux qui ont l’impression d’avoir vécu une mauvaise année.
Même dans les périodes difficiles, il existe presque toujours de petits moments lumineux.
Les moments forts sur le plan humain
Cette année, j’ai fait un road trip de cinq jours avec mon fils le long d’une partie de la Loire. Nous avons visité de magnifiques châteaux et passé une délicieuse journée au zoo de Beauval.


Toujours avec mon fils, fin septembre, je suis ensuite partie en train de nuit — rien que cela, c’est déjà une aventure — pour découvrir la ville de Vienne, à l’occasion de son semestre Erasmus.

J’ai vécu chez lui plus de deux semaines. Ce dépaysement m’a sortie d’un quotidien devenu bien trop pesant.
À mon retour, j’ai adopté Nova, une adorable chatte de six ans. Je ne connais pas son passé. Elle a été trouvée dans la rue au mois de juin. Elle n’était pas pucée et ses anciens propriétaires n’ont jamais été retrouvés.
Elle est restée en famille d’accueil le temps de lui trouver une nouvelle maison. Et cette maison, c’est la mienne. Enfin … elle est devenue la sienne.

Je ne peux pas décrire le bonheur que j’éprouve à être devenue son humaine.
Elle sent quand je vais mal et reste près de moi, comme pour me dire que tout ira bien.
Et cerise sur le gâteau : elle se fiche totalement de mes pelotes de laine. Ouf !
Sortir, malgré tout
Je me rends compte aussi que je suis allée voir plusieurs spectacles cette année.
- Le concert de Julien Doré avec ma fille, absolument mémorable.
- Le spectacle de Sarah Schwab, bluffant, émouvant et incroyablement maîtrisé.
- Et plus récemment, peut-être le moment le plus difficile : le concert du pianiste Sofiane Pamart. J’avais pris les places avant, je m’y suis rendue seule et je n’ai pas eu le courage de revendre la place en trop. Y aller a été compliqué, mais en sortant, seule dans ma voiture, j’ai crié : « j’ai réussi ».

Rencontrer des amies et faire de nouvelles connaissances
Mes fidèles amies m’ont soutenue cette année. Et ce n’était pas toujours facile pour elles. Je les remercie du fond du coeur.
Mais cette année, j’ai rencontré de nouvelles personnes comme Florence, une cliente, qui habite près de chez moi. Quand nous nous sommes vues pour la remise de sa commande en mains propres, nous avons parlé des heures autour d’un thé comme si nous nous connaissions depuis toujours.
J’ai rencontré une autre voisine, Emmanuelle, qui m’a offert un moment privilégié dans un musée. Elle y travaille et m’a proposé une après-midi pour moi, le jour de fermeture, pour m’aider à affronter la peur de sortir. C’est dans ces moments que l’on se rend compte que la gentillesse à l’état pur existe.
J’ai participé à un atelier tricot dans une association de la ville grâce à Sylvie, avec qui je suis souvent en contact. J’aimerais faire plus, mais pour le moment, je suis encore fragile.
J’ai échangé de manière passionnée avec Aurélie, qui est autrice et formatrice dans le domaine de l’aquarelle. Les rencontres entre créatrices sont si enrichissantes … Nous avons tant à partager.
Créer autrement quand les mailles sont impossibles
Sur le plan créatif, même si j’ai peu tricoté et crocheté, j’ai découvert d’autres formes de création.
J’avais besoin de rester en lien avec la créativité, mais il m’était physiquement et moralement impossible de tricoter ou de crocheter une maille.
C’est ainsi que j’ai découvert l’aquarelle, en prenant des cours en présentiel avec Aurélie (@lespetitesmainsroses sur Instagram), qui est devenue une amie.
Je me suis également mise à la broderie, inspirée par les créations de ma chère amie Wali. J’ai ressorti une broderie achetée au salon Créations & Savoir-Faire il y a plusieurs années.

Et depuis, je ne me suis plus arrêtée.
Je prévois d’en faire prochainement un article de blog. Je débute, alors je compte sur votre indulgence.

Et celle-ci avec un fond coloré.

J’ai aussi l’intention de tester le Fukuri, une forme de canevas revisité.
Et puis, j’ai ressorti le canevas de ma mamie. Resté en l’état depuis plus de vingt ans, avec l’aiguille encore piquée là où elle s’était arrêtée. J’ai les fils, l’odeur de sa maison, et l’envie de le finir un jour. Mais pas encore. Je m’y mettrai quand je serai prête.
Quant à l’aquarelle… non, vous ne verrez pas encore mes essais. Je préfère les garder pour moi, le temps de gagner en assurance.
Bon allez, juste l’aquarelle de mon premier cours …


Pour ces nouvelles passions, j’ai investi dans des livres. Il n’y a rien à faire, j’adore les livres ! Je vous les présenterai.
Un retour progressif au travail
Un modèle et une box
Sur le plan professionnel, j’ai été plusieurs mois en arrêt de travail. Il m’était impossible de vous proposer de nouveaux modèles.
Pour être honnête, je relisais mes propres explications sans rien comprendre. Comme si mon cerveau était plongé dans un épais brouillard.
Depuis septembre et mon passage à l’hôpital, j’ai réussi à reprendre les aiguilles et le crochet.
J’ai tricoté, et surtout compris à nouveau les explications de mon châle Lila. Avec le recul, j’avais fait un sacré bon travail (oui, oui, oui) : tableaux de suivi, explications détaillées, tout y était.

Il lui manque encore son article de blog, et je compte bien vous le présenter prochainement sous toutes les coutures.
Ce modèle m’a permis de participer à la Box créative de novembre-décembre, qui a rencontré un joli succès.
J’y avais aussi intégré :
- ma formation Je deviens crocheteuse

- et le châle au crochet Molly :

Nouveautés sur le blog
J’ai quand même écrit deux articles de blog. Oui, chaque petite victoire est réjouissante :

Un site plus performant !
Parce que le site tricocotier.com est l’un des sites de tricot et de crochet les plus visités, je devais améliorer son hébergement et surtout ses ressources.
Je suis chez l’hébergeur Hostinger depuis 4 ans et j’en suis ravie.
J’ai augmenté chez eux et de nouveau pour 4 ans la capacité de mon site afin de vous offrir une expérience utilisateur toujours plus agréable.
En d’autres termes : j’ai mis les mains dans le cambouis pour obtenir un site plus performant.
Les vidéos les plus consultées sur ma chaine YouTube
Même si je n’ai publié aucune vidéo en 2025, voici un classement et des statistiques qui sont motivants
Top 3 des vidéos les plus vues sur ma chaine Youtube :
- Avec maintenant plus de 117 000 vues !!! : La finition hyper facile au crochet en mailles serrées
- Avec plus de 139 000 vues !!! : Le granny sous-verre en temps réel :
- Avec plus de 112 000 vues !!! (oui !!! à chaque fois, car je n’en reviens pas !) : Montage facile et élastique avec le Long Tail Cast On
Et puis, il y a vous !
Je termine ce bilan avec vous.
Merci d’être là, depuis des années pour certaines et certains, depuis peu pour d’autres. Votre présence compte bien plus que vous ne l’imaginez.
Les centaines de messages reçus m’ont portée. Dans les moments de désespoir et de solitude, cette présence est inestimable.
Vous êtes restés. Vous m’avez encouragée. Vous vous êtes inquiétés lorsque je n’écrivais plus.
Je suis restée longtemps dans un monde de tristesse. Aujourd’hui, ce monde existe encore, mais j’envisage 2026 une année de reconstruction.
2026 sera placée sous un mot : reconstruction.
Je ne vous remercierai jamais assez d’être là.
Cap sur 2026 : une année de reconstruction
Après une année comme 2025, je n’ai pas envie de grandes résolutions ni d’objectifs démesurés. Pour 2026, j’ai choisi un mot, un seul : reconstruction.
- Reconstruire doucement, à mon rythme.
- Reconstruire sans me brusquer, sans me comparer, sans me mettre de pression.
- Reconstruire en respectant mon énergie, mes limites et mes envies.
2026 sera une année pour reprendre confiance, pour consolider ce qui a vacillé, pour continuer à créer, parfois avec des aiguilles, parfois autrement, et surtout pour avancer pas à pas.
Je ne sais pas encore exactement à quoi ressemblera cette année, et c’est ok.
Ce que je sais, en revanche, c’est que je la veux plus douce, plus alignée, plus consciente.
Et je suis profondément convaincue que la créativité, sous toutes ses formes, continuera à m’accompagner sur ce chemin.
FAQ concernant cet article de blog particulier :
Faire un bilan permet de prendre du recul, de mettre du sens sur ce que l’on a traversé et de ne garder que l’essentiel. Pour moi, c’est aussi une manière de tourner une page et d’en ouvrir une nouvelle, plus apaisée.
Parce que créativité et santé mentale sont intimement liées. Le tricot, le crochet et plus largement le fait de créer peuvent devenir de véritables soutiens dans les périodes difficiles. En parler, c’est aussi lever un tabou et rappeler que demander de l’aide est un acte de courage.
Oui, profondément. Même quand il est impossible de tricoter ou de crocheter, créer autrement permet de rester connectée à soi. La créativité n’est pas une performance, c’est un refuge, un espace de respiration et parfois un premier pas vers la reconstruction.
Après une année éprouvante, je choisis de ne pas me fixer de grands objectifs, mais plutôt d’avancer pas à pas. 2026 sera pour moi une année de reconstruction, dans le respect de mon rythme, de mon énergie et de mes envies.
Oui. Tricocotier fait partie de mon histoire et de mon chemin créatif. Les projets reviendront progressivement, à mon rythme, avec toujours la même envie de partager, de transmettre et de créer du lien autour du tricot et du crochet.
Cet article s’adresse à toutes les personnes créatives, tricoteuses, crocheteuses ou non, qui ont traversé une année difficile et qui ont besoin de se rappeler que même dans les périodes sombres, il existe des moments lumineux.








